Le Bios. Depuis 2004, il n’a eu de cesse d’améliorer
son produit. Retour sur un phénomène et test
de dernière minute. Certains
pensent encore que les casques de sport donnent un air idiot
à celui qui les porte. Ce qui est idiot c’est
de ne pas porter de casque. Car les statistiques parlent
d’elles-mêmes. En effet, sur un million de traumatismes
crâniens survenant chaque année en Europe,
plus de 250 000 sont liés à une activité
sportive et 125 000 sont aussitôt suivis de mort ou
d’un handicap grave et irrémédiable.
Avouez que c’est toujours bon à savoir avant
de se mettre la tête à l’envers sur un
back flip en VTT, un Mac Twist en skate ou un 900° en
kite surf.
Un casque issu de la recherche médicale en
chirurgie
Plutôt que de se contenter de réparer ce qui
est cassé, ou tout du moins d’essayer, le docteur
et chirurgien Catalin Obreja s’est interrogé
sur les causes de ces statistiques qui font, pour le moins,
froid dans le dos. « La structure anatomique du crâne
n’est pas homogène. Elle est au contraire extrêmement
complexe. L'anatomie du cerveau et les fonctions majeures
qu’il assure sont également très compliquées.
C’est pourquoi le traumatisme crânien diffère
de tous les autres traumatismes du corps humain. Le crâne
comporte des zones plus résistantes et des zones
plus fragiles, et les conséquences d’accidents
sont souvent irréparables. Car, malgré le
progrès de la médecine et de la chirurgie,
personne ne sait encore réparer les neurones détruits
», explique-t-il ainsi.
Dans le sport, il est impossible de prévoir la localisation
d'un impact avant qu’il ne survienne. Cela semble
évident. Pourtant, la gravité du choc sur
la tête est très différente selon la
localisation de cet impact. La principale fonction du casque
Bios est d’être adapté à la structure
anatomique interne de la tête et non plus seulement
à une forme métallique reproduisant vaguement
la forme et le poids de cette dernière. « Le
principe du casque Bios est de répartir l'impact
de manière adaptée à la résistance
des diverses zones de la tête. £
Il dévie donc la puissance des impacts vers les piliers
de résistance du crâne afin de mieux protéger
ses zones plus fragiles. Situées à des endroits
stratégiques, elles se détruisent en cas d’impact
et permettent ainsi l'absorption d'une grande quantité
d'énergie.
Les forces propagées vers la colonne cervicale diminuent
et la moelle cervicale est mieux protégée,
diminuant au passage le risque de tétraplégie.
C’est donc un casque anatomique », ajoute le
docteur Obreja. Cela semble très simple une fois
expliqué, et pourtant, aucun autre des fabricants
de casque n’y a jamais pensé.
Un casque issu de la recherche et tendant vers la
technologie
de pointe
Les petits problèmes de confort rencontrés
par divers testeurs pendant les premières années
de fabrication du casque Bios sont désormais oubliés.
En 2007, davantage de tailles sont disponibles et le casque
tient mieux en tête, sans pour autant compresser à
outrance certaines parties du crâne. Bref, après
quelques réelles difficultés, le produit est
aujourd’hui en phase d’atteindre le haut niveau
de performance auquel il se destine depuis le début.
Reste encore peut-être à faire évoluer
la découpe des boucles de sangles menton, ou tout
du moins à en arrondir les angles, pour éviter
qu’ils ne viennent entailler vos joues lors d’une
chute. Cela reste néanmoins un détail, comparé
à la protection unique en son genre que le produit
propose. Et s’il fallait encore mettre en doute la
qualité du casque Bios, sachez que depuis peu, avec
sa société NTCP, son docteur-inventeur fait
du consulting pour l’armée Française,
elle aussi désireuse d’accroître les
qualités de protection de ses propres casques.
Un casque anatomique, ergonomique et vraiment mutlisports
Destiné à la pratique d’une quantité
infinie de sport outdoor, terrestres, aquatiques et même
aériens, le Bios est donc désormais à
utiliser sans modération, chez les plus petits comme
chez plus grands. D’autant que le bon docteur propose
un modèle sur mesure pour 70 € supplémentaires...ce
qui devrait peut-être éviter les problèmes
notés avec les sangles d’attache au menton.
Enfin, notez que la société NTCP annonce la
sortie prochaine d’un casque moto. Avis, donc, à
tous ceux qui aiment la vie et les sports extrêmes
qu’elle permet de pratiquer.
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Prix
: de 119 à 149 € selon le modèle
Poids : 250g
3 tailles disponibles. Possibilité de sur-mesure
Points positifs :
- Une protection unique en son genre et digne de confiance
(nombreuses normes française de qualité)
- Un look Street ou Dirt façon « bol »
très pur
Point négatifs :
- Petit problème au niveau des sangles menton
Infos : bios-pro.com / Appelez de ma part
Nicolas
(responsable ventes & export au 06 75 55 74 47)
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Image:
Copyright © NTCP
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| Gaël
Couturier. - Journaliste depuis de nombreuses
années, il a d'abord été chef de
rubrique sport pour le magazine américain Men's
Health. Il collabore aujourd'hui régulièrement
à des titres mensuels tels que Management et
Sport Première (presse professionnelle) mais
aussi de temps en temps à la télévision
sur Sport + où il s'occupe du triathlon. |
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