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Tara
lève l'ancre aujourd'hui. Avec 6 hommes à
bord, cette goélette de 36 mètres de long
et 10 de large quitte la base sous-marine de Lorient. Direction
l'océan Arctique, pour une dérive de deux
ans dans les glaces, à l'écoute de notre planète.
Et
plus précisément de la banquise, véritable
bouclier thermique de la Terre. "Epaisseur de glace,
profondeur, température, salinité... pour
la première fois, nous allons prendre des mesures
concrètes pour avoir une idée précise
de son évolution" explique Philippe Clais, responsable
administratif de Tara Artic 2007-2008. Un projet qui est
soutenu notamment, par le Programme des Nations-unies pour
l'Environnement (PNUE).
Dès
le mois de septembre, Tara va donc "se faire prendre
par les glaces et se laisser dériver pendant deux
ans. C'est une aventure exceptionnelle. Nous ignorons bien
sûr où le bateau terminera son expédition,
ni même comment il va se comporter dans les glaces.
Car celles-ci bougent tout le temps et peuvent lui donner
jusqu'à 20 degrés de gîte !"
Certes,
le navire a été conçu pour affronter
les rudesses polaires. Mais ni Jean-Louis Etienne, ni Sir
Peter Blake qui en ont été les skippers lorsqu'il
s'appelait Antartica puis Seamaster, n'avaient pu entreprendre
ce périple. Ce sera même la première
fois depuis... 1893 et l'épopée du Fram qu'un
équipage se laissera dériver sur la banquise.
Le
comportement de l'homme, aussi...
Tout un programme éducatif pour "faire comprendre
les enjeux liés aux bouleversements climatiques"
est développé autour de cette expédition.
Via un site web bilingue (français-anglais) mis à
disposition des enseignants et de leurs élèves
mais aussi du grand public. Cartes satellites, données
de dérive du bateau, météorologie locale,
webcams, journaux de bord, description des manipulations
scientifiques réalisées sur place, chacun
pourra suivre l'expédition en temps réel.
Alors
rendez-vous dès aujourd'hui, sur le site www.taraexpeditions.org.
Ne serait-ce que pour faire connaissance avec les six aventuriers
qui embarquent. Des marins bien sûr, des scientifiques
mais aussi un médecin. Car le comportement de l'homme
-métabolisme, stress, sommeil...- sera aussi étudié
de près. Le milieu promet d'être hostile. Outre
les températures glaciales, les six hommes devront
s'accoutumer aux nuits polaires. Une nuit en fait, qui dure...
quatre mois de novembre à fin février !
(Source:
photo Françis Latreille/ADO)
Plus d'informations: www.taraexpeditions.org
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Source:
Destination
Santé
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