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MYTHE: "Il est possible de maigrir de plus de 1 kg
par semaine"
Pour perdre 1 kg de graisse en une semaine, il faut donc
dépenser à peu près 1290 kcal de
plus qu’on en ingère, chaque jour. Pour créer
un tel déficit, il faut à la fois réduire
l’apport calorique alimentaire et augmenter l’activité
physique.
Or une réduction importante de l’apport alimentaire,
en plus de s’accompagner d’une permanente
sensation de privation, a de
nombreux inconvénients :
• |
risque
de carence alimentaire, particulièrement problématique
pour les enfants et les adolescents en pleine croissance; |
|
• |
perte
prononcée de la masse maigre; |
• |
diminution
concomitante du métabolisme de base, d’où
une difficulté accrue de susciter un bilan
énergétique négatif. |
Le
tableau suivant indique la dépense calorique par
minute selon l’aptitude aérobie d’une
personne et l’intensité relative de l’exercice
qu’elle effectue.
Il permet de calculer que pour dépenser 9000 kcal,
soit à peu près l’équivalent
de 1 kg de graisse, une personne de faible aptitude aérobie
nécessitera plus de 30 heures d’activité
physique à très faible intensité,
alors qu’une personne en excellente condition physique
pourra dépenser la même quantité de
calories en moins de 10 heures si elle s’entraîne
à intensité très élevée.
Dépenses
caloriques approximatives (kcal/min), selon l'aptitude
aérobie et l'intensité relative de l'exercice
| Aptitude
aérobie |
| Intensité
relative |
Très
faible |
Faible |
Moyenne |
Élevée |
| Très
faible |
5 |
6 |
7 |
8 |
| Faible |
6 |
7 |
9 |
10 |
| Moyenne |
7 |
9 |
10 |
12 |
| Élevée |
9 |
10 |
12 |
14 |
| Très
élevée |
10 |
12 |
14 |
16 |
Ainsi, bien que théoriquement possible, perdre plus
de 1 kg de graisse par semaine est si difficile à
réaliser qu’il n’est certainement pas
à la portée de tous.
Sources:
International Journal on Obesity & Related Metabolic
Disorders, International Journal of Obesity

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MYTHE:
"La performance physique est affectée par
le décalage horaire"
Un décalage horaire moyen (de 6 à 8 h) s’accompagne
d’un certain nombre de désagréments
(affecte sommeil, concentration, humeur et digestion),
mais ne réduit pas la performance physique.
C’est en tout cas ce que concluent quatre chercheurs
États Uniens au terme d’une revue bibliographique
complète, commandée par la Fédération
internationale de médecine du sport.
Pour atténuer le plus rapidement possible les désagréments
qui y sont associés, avancez (si vous allez vers
l’est) ou reculez (si vous allez vers l’ouest)
d’une heure ou deux vos activités (lever,
repas, entraînements et coucher) quelques jours
avant de partir.
Pendant le vol, buvez beaucoup d’eau et évitez
les diurétiques (alcool, caféine); essayez
de dormir si le vol est de nuit. Dès l’arrivée,
adoptez l’horaire de l’endroit de destination.
En début de matinée, exposez-vous à
la lumière vive du jour et effectuez un peu d’exercice
physique. Prenez des repas du soir riches en glucides
et faibles en gras. Prenez des petits déjeuners
riches en protéines, sans vous priver de café
ou de thé, mais évitez d’en consommer
en fin d’après-midi et en soirée.
Avant d’aller au lit, évitez d’être
exposé à une lumière vive (portez
des verres teintés s’il le faut) et prenez
le temps de vous relaxer afin de maximiser les chances
de trouver rapidement le sommeil. Ne prenez pas de somnifère,
sauf si vous en ressentez le besoin et si vous en avez
fait l’expérience auparavant.
Pour
plus d'informations: www.fims.org/fims/frames.asp

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MYTHE:
"Les athlètes doivent consommer des suppléments
alimentaires"
En
sport de haut niveau… et même en sport de
moins haut niveau, on cherche à ne rien négliger
pour réaliser des performances à la hauteur
de son talent et de ses aspirations. N’étant
pas certains que leur alimentation leur procure tout ce
dont ils ont besoin, environ 95 % des athlètes
chevronnés consomment des suppléments alimentaires.
En
ont-ils vraiment besoin ?
Les
experts, notamment ceux réunis en congrès
international à Montréal par l’Agence
mondiale antidopage, croient que non et ils réclament
«un grand ménage» dans l’industrie
des suppléments alimentaires à cause des
risques qu’ils représentent pour les athlètes
d’élite.
Leur conclusion : «En plus de la possibilité
de se doper par inadvertance en consommant des suppléments,
les athlètes s’exposent à des risques
pour leur santé. Alors qu’une alimentation
saine et diversifiée fournit tous les nutriments
dont ils ont besoins, la très grande majorité
des athlètes consomment des suppléments
alimentaires de toutes sortes. Or, des études sérieuses
ont révélé que plusieurs des suppléments
en vogue dans les milieux sportifs contiennent, sans que
cela soit indiqué sur l’étiquette,
des produits défendus par les règlements
antidopages.»
Les fabricants de suppléments alimentaires ont
bien compris qu’en associant leur image de marque
au sport de haut niveau, ils séduiraient le très
lucratif marché populaire.
Si
vous avez des doutes sur la qualité de votre alimentation,
plutôt que d’enrichir l’industrie des
suppléments alimentaires, consultez plutôt
une personne diplômée en diététique
et nutrition afin de vous faire conseiller des ajustements
alimentaires qui vous mèneront à une alimentation
variée, équilibrée et saine.
Plus
d'informations:www.wada-ama.org

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MYTHE: "Les séances d'activité physique
de moins de 20 min. n'ont pas d'effets bénéfiques"
Des données récentes indiquent que les effets
sur les indicateurs de santé sont substantiels
lorsqu’une séance continue d’activité,
par exemple 30 minutes, est divisée en trois périodes
de 10 minutes réparties au cours de la journée.
Les personnes qui ne peuvent trouver le temps d’être
actives pendant 30 minutes consécutives disposent
alors d’une possibilité intéressante
en accumulant quelques périodes plus courtes d’activité
au cours de la journée.

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MYTHE:
"Il existe une fourchette d'intensité d'entraînement
(environ 55 à 65% de la fréquence cardiaque
maximale) optimisant la perte de graisse"
Plus
l’intensité de l’exercice est élevée,
plus le « mélange de carburant » est
composé de sucre et moins il est composé
de gras. Par contre, plus l’intensité est
faible, moins on dépense d’énergie.
D’où l’idée que l’intensité
optimal pour maigrir serait assez élevée
pour s’accompagner d’une dépense d’énergie
appréciable, mais pas trop élevée
afin de puiser davantage dans les réserves de gras
que dans celles de sucre.
Mais en fait, les études sur cette question indiquent
que ce sont plutôt les séances d’entraînement
à haute intensité (en continu) et celles
comprenant des pointes d’effort à très
haute intensité (en inter-mittence) qui, à
condition d’être suffisamment longues, provoquent
l’effet amaigrissant le plus important.
Pourquoi? Parce que la quantité de graisse qui
sera « brûlée » pendant les heures
qui suivent la séance d’entraînement
sera d’autant plus grande que l’exercice aura
été effectué à haute intensité.
Si vous disposez d’une période de temps limitée,
entraînez-vous de préférence à
haute intensité, si votre condition physique vous
le permet.

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MYTHE: «Les athlètes ont une fréquence
cardiaque maximale plus élevée que les non-athlètes»
Certaines
personnes croient qu’il faut avoir une FCmax élevée
pour avoir de bonnes performances. En fait, s’il
y a un lien entre la FCmax et la performance, c’est
exactement l’inverse.
L’entraînement aérobie améliore
la performance en augmentant la quantité de sang
oxygéné que le cœur est capable de
faire circuler vers les muscles actifs. On pourrait penser
que pour pomper plus de sang, le système cardiovasculaire
choisit d’augmenter la FCmax. Mais en fait, le cœur
choisit plutôt de pomper plus de sang à chaque
battement, sans toutefois augmenter la FCmax.
En fait, dans plusieurs études sur les effets de
l’entraînement, on a observé une diminution
faible mais significative de la FCmax, en parallèle
à une augmentation de la condition physique. Il
n’est pas rare de voir des athlètes qui ont,
par exemple, une FCmax de 190 en début de saison
et de 185 bpm lorsqu’ils sont en pleine forme.
Conclusion, que votre FCmax soit faible ou élevée
n’a rien à voir avec votre performance. Il
n’en demeure pas moins que seuls les athlètes
bien motivés sont capables de se pousser suffisamment,
lors d’un test de mesure de la FCmax, pour que leur
FC atteigne véritablement
leur FCmax. Mais c’est généralement
le cas des athlètes qui ont un minimum de motivation.
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| Guy
Thibault, Ph.D. - Docteur en physiologie
de l'exercice, Guy s'est spécialisé
dans l'interprétation des résultats
de recherches scientifiques au bénéfice
des entraîneurs et des sportifs. Conférencier
invité sur plusieurs tribunes en Amérique,
en Europe et en Afrique, il est l'auteur du Guide
de mise en forme (Éditions de l'Homme) et il
est le conseiller scientifique de plusieurs centres
nationaux d'entraînement, particulièrement
en sports individuels. |
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