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Pour se motiver à
bien s’entraîner à vélo, rien
de tel que de se fixer l’objectif de bien réaliser
une sortie particulièrement ardue avant la fin
de la saison. Il peut s’agir d’une randonnée
cyclotouristique, d’une cyclosportive, d’une
course amicale, d’une sortie solitaire ou en groupe
particulièrement longue ou difficile, etc. Quel
que soit votre objectif, voici quelques conseils de préparation
physique qui augmenteront les chances que vous puissiez
relever le défi avec brio.
Tâchez
de ne jamais être plus de trois jours sans faire
une sortie à vélo. Dès que la météo
le permet, effectuez chaque semaine une sortie plus longue
que celles que vous faites normalement pendant la semaine,
sur un parcours comprenant quelques côtes.
Pendant
chacune de vos sorties, surtout s’il fait chaud,
buvez un bidon d’eau à l’heure. Buvez
le plus souvent possible (idéalement aux cinq minutes),
un petit volume d’un liquide froid (environ à
10°C) que vous aimez : de l’eau ou une boisson
sportive commerciale ou maison. Vous pouvez préparer
votre propre boisson sportive : 4 c. à table de
sucre de table pour un bidon d’eau de 650 mL et,
pour améliorer le goût, une petite pincée
de sel de table et quelques gouttes de jus de citron.
Si le goût sucré vous donne la nausée
(c’est normal à l’effort) remplacez
le sucre par un polymère du glucose (ex. Polycose)
: adressez-vous à votre pharmacien.
Si vous comptez faire usage de substances très
sucrées (ex. PowerGel), buvez une bonne quantité
d’eau au même moment.
À moins qu’il ne fasse froid, aspergez-vous
d’eau, notamment afin de vous débarrasser
du sel qui peut se déposer sur votre peau et qui
entrave l’élimination de la chaleur par sudation.
Au
cours des trois derniers jours et surtout lors du repas
du soir précédant le grand départ,
augmentez votre apport alimentaire en glucides complexes
(sucres lents) en mettant l’accent sur le riz, les
pommes de terre, les céréales, le pain ou
les pâtes alimentaires.
Évitez les plats en sauce ou les mets gras ou épicés.
Si vous avez sué beaucoup au cours des derniers
jours, par exemple au cours d’un entraînement
récent à la chaleur, augmentez sensiblement
votre apport en sel.
Le
matin du grand départ, dès que vous sortez
du lit, couvrez bien vos jambes et allez rouler une dizaine
de minutes à une intensité très confortable.
Cela augmentera la quantité d’acide gras
libres qui circulera dans votre sang au cours des heures
suivantes, ce qui préservera vos précieuses
réserves de glycogène (le supercarburant
du muscle). Puis faites les exercices de flexibilité
de votre routine habituelle, le cas échéant.
Prenez
le petit déjeuner du jour J au moins deux heures
avant de partir : ne mangez que des aliments auxquels
vous êtes habitué, mais servez-vous des portions
un peu plus généreuses d’aliments
riches en glucides (ex. pain, céréales,
fruits et jus de fruits, sucre dans le breuvage), tout
en réduisant l’apport en gras (ex. moins
de beurre sur les rôties, confitures plutôt
que beurre d’arachide). Si vous êtes accro
à la caféine, évitez d’en prendre
trop : maximum deux cafés (pour limiter les risques
de crampes, de palpitations, de fébrilité).
Entre
le petit déjeuner et le début de la sortie,
buvez régulièrement, par petits volumes,
de l’eau pure ou une boisson sportive (ex. Gatorade).
Ne consommez pas d’aspirine, car cela réduirait
votre capacité à lutter contre l’accumulation
de chaleur. Évitez de demeurer debout ou au soleil
inutilement.
S’il fait particulièrement chaud, tâchez
de réduire votre température corporelle
en prenant une longue douche froide peu avant de partir.
En partant, roulez d’abord à une intensité
très faible que vous augmenterez sensiblement par
la suite.
Image:
© Pepple, Steve
Banque
d’images BigStockPhoto.com
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