| Cette
dépense peut s’avérer importante, en
fonction du niveau de pratique, et de la durée de
l’effort, les skieurs partant souvent pour plusieurs
heures. Il faudra donc veiller à restituer les réserves
énergétiques jour après jour pour éviter
leur épuisement et le « coup de pompe »
du 3ème ou 4ème jour. La thermogenèse
( lorsque la température du corps est inférieure
à 37°C) implique également une dépense
énergétique supplémentaire. La lutte
contre le froid est de l’ordre de 100 Kcal/heure.
Le frisson consomme lui-même du glycogène.
Il convient d’être attentif sur l’apport
vitaminique pour plusieurs raisons : d’une part, les
vitamines participent étroitement à de nombreuses
étapes du métabolisme énergétique
(pour l’utilisation comme pour le stockage énergétique).
D’autre part, certaines adaptations physiologiques
concernant l’érythropoïèse ou le
transport de l’oxygène nécessitent un
besoin en fer et en vitamine B9 (respectivement présents
dans les produits animaux, et dans les légumes céréales
et fruits secs).
Ce
besoin vitaminique ne justifie pas d’avoir recours
à une complémentation, mais simplement maintenir
une consommation de fruits et légumes frais correcte,
c'est-à-dire 4 à 5 rations vitaminées
par jour (fruits, jus frais, crudités).
La priorité sera d’augmenter l’hydratation,
car les pertes d’eau sont nombreuses : Les pertes
respiratoires sont secondaires à l’hyper ventilation,
et sont accentuées par l’air desséchant
présent en altitude. S’y ajoute la transpiration,
les pertes d’eau liées à
l’utilisation des réserves de glycogène.
Il
n’apparaît pas souhaitable de se contenter d’une
quantité
importante de boisson lors des repas, dont l‘efficacité
n’est que relative, puisqu’elle donne lieu à
une élimination rénale physiologique, laissant
l’organisme se déshydrater dans les heures
qui suivent.
Il est fortement conseillé de fractionner les apports
hydriques au cours de la journée, par des boissons
en petite quantité à intervalle régulier.
Il est recommandé de boire au minimum 1,5 litre (en
dehors des repas) pour une journée de ski.
La
sensation de soif est très dépendante des
conditions climatiques.
La soif est d’autant plus tardive voire inexistante
en cas de températures froides. Mais là encore,
est il besoin de rappeler que la soif indique déjà
un état de déshydratation bien avancé
!
Enfin, les apport protéinés sont généralement
suffisant pour satisfaire le renouvellement des cellules
et la régénération musculaire.
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| Le
Dr. Frédéric Maton est Médecin
chargé Sport Santé pour l'IRBMS (Institut
Régional de Biologie et de Médecine du
Sport de la Région Nord-Pas-De-Calais). www.irbms.com |
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