| Le
Dr Pilardeau a décrypté 7 principaux profils,
que nous vous présentons juste pour sourire entre
deux coups de fourchette.
Etes-vous plutôt pain sec et eau ? Ou ripailles et
Bordeaux qui coule
à flots ? Le rapport entre le sportif et son assiette
révèle sa personnalité, dans le cadre
de l’exercice comme de la troisième
mi-temps ! Le Dr Pilardeau a décrypté 7 principaux
profils, que nous
vous présentons juste pour sourire entre deux coups
de fourchette.
Le
sportif attend beaucoup de son assiette : de quoi aller
plus vite, plus fort, plus loin, moins fatigué, plus
musclé, bref : plus performant. Mais chacun suit
son propre objectif. Ainsi, le marathonien est souvent végé-tarien
et frugal, il cherche en tout cas à se nourrir sainement,
notamment à manger le moins possible de viande (pour
éviter les tendinites) et le plus possible de fibres
(pour limiter les problèmes digestifs).
Exactement le contraire de l’haltérophile,
carnivore forcené, qui ingurgite presque toutes les
deux heures des protéines sous forme de steak ou
de poudre afin de faire du muscle. Bref, quand les sportifs
passent à table, ce n’est pas forcément
pour casser la même croûte…
L’extraverti
Il pratique une activité lui laissant tout le loisir
de crier, de hurler des conseils et de jeter son maillot
(ou sa raquette) parmi la foule en délire. Après
un bon match de hand ou de rugby, il se retrouve avec les
potes à la troisième mi-temps pour en découdre,
cette fois avec une bouteille (ou deux ou cinq) et un bon
jambon de pays. On partage entre bons vivants un moment
de convivialité, on chante, c’est le bonheur
!
L’introverti
Son sport, c’est tout seul contre lui-même.
Pas d’équipe, de fêtes ni de rassemblements
: l’introverti préfère courir sans personne,
tirer à l’arc, pratiquer le triathlon ou les
arts martiaux. Son alimentation, tout comme sa discipline
sportive, vise à réunir corps et esprit, avec
comme objectif la réalisation d’une performance,
d’un défi. Végétariens et jeûneurs
ne sont pas rares dans cette catégorie.
L’obsessionnel
Il sévit dans les sports qui nécessitent un
matériel sophistiqué, par exemple mécanique
(cyclisme) ou faisant appel à la technique (ping-pong,
saut à la perche). Son alimentation est, elle aussi,
l’objet de calculs précis. L’obsessionnel
compte ses résultats sportifs et ses calories. Rien
n’est laissé au hasard, les repas sont à
heure fixe, ennuyeux (toute nouveauté peut être
perturbatrice), le menu est précis, parfois un plat
correspond à une journée (lundi, raviolis
!). Lors de toute sortie ou déplacement, les aliments
et produits énergétiques sont soigneusement
répertoriés, emballés, contrôlés.
Le
masochiste
Il est là pour souffrir, il expie, version «
pour progresser, il faut avoir mal » et « ce
qui est mauvais pour les autres est bon pour moi ».
Il ignore la douleur (voire la provoque pour la dépasser,
quitte à s’abîmer). Cyclistes et athlètes
de fond sont souvent maso, et jusqu’au
bout : pain sec, eau, légumes bouillis, pas grand-chose
d’autre. L’idée est de forcer le corps
à progresser tout en le punissant. C’est peut-être
le profil le plus courant parmi les sportifs.
Le
sadique
Il est plutôt entraîneur que sportif ! Comme
dans l’armée, il en fait baver à ses
« recrues », qui sont là pour être
formées « à la dure ». Les contraintes
alimentaires sont aussi drastiques que l’entraînement
et le sportif qui ne l’a pas « mérité
» peut parfois être privé de repas…
Mais le sadique lui-même se nourrit normalement, merci
pour lui!
L’hypocondriaque
C’est un athlète de haut niveau ou un sportif
donnant une signification mentale à l’exercice
corporel : yoga, danse… Son comportement alimentaire
est dicté par des certitudes - vraies ou fausses
– « tel légume ne me convient pas, il
me donne des douleurs ici ou là » et par la
notion d’aliment-médicament - on recherche
les plats riches en vitamines, fibres, oligo-éléments,
acides gras polyinsaturés, probiotiques, etc. Par
rapport à l’obsessionnel, l’hypocondriaque
ne s’intéresse pas aux calories mais à
la composition précise de chaque aliment.
Le
mégalomane
Il est bien représenté parmi les sportifs,
et ce à tous les niveaux, bien qu’on le retrouve
souvent en président de club ou de fédé.
Il n’en fait jamais assez à l’entraînement
et n’atteint jamais non plus l’objectif fixé
en compétition. A table, même combat : ce sont
des agapes terribles, avec des hordes pour compagnie, des
tonneaux de vin et des portions d’ogre.
Léger problème : les mégalos arrêtent
la compétition assez jeunes (40 ans maximum selon
la discipline) tout en gardant leurs habitudes alimentaires
gargantuesques : tout en XXL, les plats, l’alcool,
le café, le tabac, etc. Problèmes de poids
à l’avenant.
* Dr Paul Pilardeau, médecin du sport, maître
de conférences des universités, praticien
hospitalier, UFR SMBH, Université Paris 13, co-auteur
de Les comportements alimentaires, éditions Tec et
Doc, Lavoisier.
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| Anne
Dufour est journaliste santé, spécialiste
de la nutrition et de la prévention. Elle collabore
à plusieurs magazines santé. Elle est
aussi auteur de nombreux livres pratiques grand public
sur ces sujets chez divers éditeurs (Hachette,
Marabout, Leduc.S...). |
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