Jeudi le 28 août 2008
 
 
Web
www.totalforme.com
forme, sports, fitness, nutrition, aventure, santé
Actualités
Recettes énergétiques
Guide alimentaire du sportif
Lexique nutrition
 
 
 
Alimentation et pratique sportive
Compléments alimentaires
Surpoids et obésité
 
 

Les sportifs doivent-ils prendre des anti-oxydants
Un sport épuisant ou une pratique très soutenue mène tout droit à un déferlement de radicaux libres.
Par : Anne Dufour
  Réagir à cet article dans nos forums Imprimer Envoyez cet article

L’effort physique accroît les besoins en énergie. Du coup, le corps utilise aussi plus de nutriments (vitamines, minéraux, acides gras) puisqu’ils sont nécessaires à la transformation des glucides et des lipides en énergie.

La pratique régulière d’une activité physique est un indéniable facteur de santé et de longévité. Cependant, un sport épuisant ou une pratique très soutenue mène tout droit à un déferlement de radicaux libres.

C’est logique : au cours de l’effort, le corps doit faire face à une quantité accrue d’oxygène, voit ici et là des phénomènes locaux d’inflammation (ressentis par le sportif comme de petites douleurs, qui ne l’empêchent pas de continuer !). En outre, les mouvements répétitifs constituent des facteurs de risque majeurs pour les inflammations (tendinite, arthrite…). etc.

Ce stress oxydatif (augmentation de molécules oxydantes) a même
été mesuré par la technique de la résonance paramagnétique (RPE). Plus le taux de radicaux libres était élevé, plus celui des antioxydants sanguins suivait ! Ainsi, les tests sanguins ont montré des élévations importantes de vitamines A et C ainsi que d’enzymes antioxydantes (superoxyde dismutase et glutathion peroxydase).

L’organisme s’adapte donc au stress oxydatif, ce qui peut sembler positif à première vue, mais ses défenses s’effectuent forcément au détriment des réserves en antioxydants !

Une supplémentation spécifique aux sportifs apparaît donc comme indispensable, non seulement pour améliorer ses performances mais pour se protéger des dégâts oxydatifs. Résultat : un meilleur fonctionnement de la « machine », une récupération plus rapide, beaucoup moins d’incidents et d’accidents mécaniques, etc. Le mécanisme est désormais bien connu des médecins du sport qui supplémentent aussi bien les nageurs que les footballeurs en compétition.

Ce qui est sûr, c’est qu’en pratiquant régulièrement une activité, le corps s’habitue à mobiliser ses défenses antioxydantes et se tient
« en alerte ». Par ailleurs, on sait bien que le sport génère une diminution de la fréquence cardiaque, une amélioration de la vascularisation des muscles, une augmentation du taux de « bon » cholestérol contre une chute du « mauvais », une élévation du taux
de coenzyme Q10, etc.

Les pratiquants réguliers maîtrisent également bien mieux leur poids, subissent moins d’infarctus et, le cas échéant, ont moins de risque d’en décéder. L’activité physique possède également une indéniable action anti-stress, grand voleur de vie. Tous ces paramètres sont à l’évidence de fabuleux moyens pour baisser sa consommation d’oxygène et donc créer moins de radicaux libres, et ce même au repos.

L'apport fourni par les aliments doit être régulier et suffisant. Les vitamines B1, B2, B6, et PP, le magnésium et le calcium notamment sont essentiels au déroulement des réactions qui fournissent l'énergie nécessaire aux contractions des muscles.

Mais tous ces éléments interviennent aussi pour la construction et la réparation des tissus car d’eux dépendent l'assimilation des protéines, éléments bâtisseurs contenus dans les muscles. Par exemple…

La vitamine C participe à la production d'énergie nécessaire pour l'effort musculaire prolongé, de faible intensité.
La vitamine E joue un rôle lors d'un exercice physique violent où le muscle libère, alors, des substances toxiques (radicaux libres) qui s'accumulent dans le foie et le muscle. Elle protège alors l’organisme d’un stress oxydatif important, qui se traduit par une fatigue ou des courbatures par exemple.

Bref : la supplémentation vitaminique n'augmente pas les performances physiques comme le ferait le dopage, mais contribue à atteindre et maintenir le niveau optimal. Et ce niveau ne peut sans doute pas être atteint en l’absence d’une supplémentation antioxydante spécifique au sportif.

Antioxydants contre douleurs sportives = 1/0

Les joueurs de tennis ou de golf ont tous souffert un jour au l’autre de tennis-elbow, les jogger ont tous des raisons d’en vouloir à leurs chevilles fragiles, les cyclistes se plaignent souvent de tendinite aux genoux…

En fait, il est rare de pratiquer un sport sans souffrir ! Toutes ces douleurs ont un point commun : l’inflammation. Or, cette indication est l’un des grands succès de la nutrithérapie.

En effet, les phénomènes immunologiques, les médiateurs chimiques, les radicaux libres et toutes autres actions mises en œuvre par le corps lors de ce processus peuvent être contrôlés par les antioxydants.

Ces derniers prennent avantageusement la place des médicaments anti-inflammatoires classiques, dont l’efficacité s’amenuise au fil de l’utilisation tout en s’accompagnant d’effets secondaires parfois graves. La supplémentation repose sur la combinaison d’acides gras
omega 6 + omega 3 et à des antioxydants (sélénium, zinc, vitamines A, B6, C et E) et, parfois, à de la kinésithérapie.

L’ensemble permet non seulement un soulagement total mais encore la reprise rapide de l’activité sportive. Ce type de produit s’avère remarquablement efficace, et rapidement qui plus est. Il est recommandé dans tous les types d’inflammation, même lorsqu’elles
ne sont pas provoquées par la pratique d’un sport. La tendinite des écrivains ou des musiciens est une indication de choix.

Les signes qui ne trompent pas

Les vitamines de l’effort sont celles du groupe B, C et E. Mais pour neutraliser le troupeau de radicaux libres qui débarque à chaque séance de sport, une formulation beaucoup plus complète est requise. Plus l’effort est intense, plus les besoins sont importants.

Comme nous ne fabriquons pas la plupart de ces gardes du corps et que nous n’augmentons pas forcément nos apports alimentaires en période de sport, les compléments nutritionnels s’avèrent essentiels. Quelques formules de boissons du sportifs sont désormais enrichies en antioxydants : il suffit de verser la poudre dans la gourde et de consommer pendant et après la séance – certaines boissons sont même déjà proposées toutes prêtes, en bouteille.

Si vous avez besoin de plusieurs heures (ou jours) pour vous remettre d’une séance de sport ; Si vous souffrez de douleurs, d’inflammations diverses ; Si vous ne vous sentez pas bien et en pleine forme (hormis la fatigue « normale ») ;

… vous êtes probablement un excellent candidat à ce type de
produits !


Eléments de supplémentation :
L’acide alpha-lipoïque est requis chaque fois que l’activité physique est intense. Il augmente l’énergie en stimulant le métabolisme de l’ATP ( = conversion des sucres et des graisses en énergie), facile la réparation musculaire, permet d’augmenter la durée de l’exercice. Il « nettoie » les autres antioxydants oxydés puisqu’il est toujours prêt à agir !
La vitamine C s’oppose au stress physique (traumatismes musculaires, tendineux, fatigue importante, etc.).Elle améliore la résistance au stress et neutralise les oxydants un peu partout dans notre corps.
La vitamine E s’oppose au stress oxydatif des sportifs : c’est un protecteur des muscles et du sang. Elle augmente la tolérance de l’organisme au manque d’oxygène (intéressant notamment en cas de sport en altitude). Elle s’oppose à l’inflammation.
Le co-enzyme Q10 améliore l’oxygénation des cellules. Si l’entraînement sportif « normal » augmente la concentration de
nos tissus en CoQ10 (ce qui est bien), le sport de haut niveau surutilise cet élément : la supplémentation est indispensable.
La carnosine protège les protéines des muscles.
Le curcuma est une plante hautement anti-inflammatoire.
Proteochoc Preservation (modulateur des protéines du stress).
Les acides aminés branchés (leucine, isoleucine, valine) améliorent la récupération

 

Extrait du livre:
Antioxydants, Guide Pratique

Vivre plus longtemps et se soigner grâce aux antioxydants.
Auteur : Danièle Festy.

Disponible aux éditions Leduc
http://www.leduc-s.com



.....................................................................................................................

Anne Dufour est journaliste santé, spécialiste de la nutrition et de la prévention. Elle collabore à plusieurs magazines santé. Elle est aussi auteur de nombreux livres pratiques grand public sur ces sujets chez divers éditeurs (Hachette, Marabout, Leduc.S...).

.....................................................................................................................




Copyright © 2005-2007 TotalForme. Tous droits réservés