L’effort
physique accroît les besoins en énergie. Du
coup, le corps utilise aussi plus de nutriments (vitamines,
minéraux, acides gras) puisqu’ils sont nécessaires
à la transformation des glucides et des lipides en
énergie.
La pratique régulière d’une activité
physique est un indéniable facteur de santé
et de longévité. Cependant, un sport épuisant
ou une pratique très soutenue mène tout droit
à un déferlement de radicaux libres.
C’est logique : au cours de l’effort, le corps
doit faire face à une quantité accrue d’oxygène,
voit ici et là des phénomènes locaux
d’inflammation (ressentis par le sportif comme de
petites douleurs, qui ne l’empêchent pas de
continuer !). En outre, les mouvements répétitifs
constituent des facteurs de risque majeurs pour les inflammations
(tendinite, arthrite…). etc.
Ce
stress oxydatif (augmentation de molécules oxydantes)
a même
été mesuré par la technique de la résonance
paramagnétique (RPE). Plus le taux de radicaux libres
était élevé, plus celui des antioxydants
sanguins suivait ! Ainsi, les tests sanguins ont montré
des élévations importantes de vitamines A
et C ainsi que d’enzymes antioxydantes (superoxyde
dismutase et glutathion peroxydase).
L’organisme s’adapte donc au stress oxydatif,
ce qui peut sembler positif à première vue,
mais ses défenses s’effectuent forcément
au détriment des réserves en antioxydants
!
Une
supplémentation spécifique aux sportifs apparaît
donc comme indispensable, non seulement pour améliorer
ses performances mais pour se protéger des dégâts
oxydatifs. Résultat : un meilleur fonctionnement
de la « machine », une récupération
plus rapide, beaucoup moins d’incidents et d’accidents
mécaniques, etc. Le mécanisme est désormais
bien connu des médecins du sport qui supplémentent
aussi bien les nageurs que les footballeurs en compétition.
Ce
qui est sûr, c’est qu’en pratiquant régulièrement
une activité, le corps s’habitue à mobiliser
ses défenses antioxydantes et se tient
« en alerte ». Par ailleurs, on sait bien que
le sport génère une diminution de la fréquence
cardiaque, une amélioration de la vascularisation
des muscles, une augmentation du taux de « bon »
cholestérol contre une chute du « mauvais »,
une élévation du taux
de coenzyme Q10, etc.
Les pratiquants réguliers maîtrisent également
bien mieux leur poids, subissent moins d’infarctus
et, le cas échéant, ont moins de risque d’en
décéder. L’activité physique
possède également une indéniable action
anti-stress, grand voleur de vie. Tous ces paramètres
sont à l’évidence de fabuleux moyens
pour baisser sa consommation d’oxygène et donc
créer moins de radicaux libres, et ce même
au repos.
L'apport
fourni par les aliments doit être régulier
et suffisant. Les vitamines B1, B2, B6, et PP, le magnésium
et le calcium notamment sont essentiels au déroulement
des réactions qui fournissent l'énergie nécessaire
aux contractions des muscles.
Mais tous ces éléments interviennent aussi
pour la construction et la réparation des tissus
car d’eux dépendent l'assimilation des protéines,
éléments bâtisseurs contenus dans les
muscles. Par exemple…
| • |
La
vitamine C participe à la production d'énergie
nécessaire pour l'effort musculaire prolongé,
de faible intensité. |
| • |
La
vitamine E joue un rôle lors d'un exercice physique
violent où le muscle libère, alors, des
substances toxiques (radicaux libres) qui s'accumulent
dans le foie et le muscle. Elle protège alors
l’organisme d’un stress oxydatif important,
qui se traduit par une fatigue ou des courbatures par
exemple. |
Bref
: la supplémentation vitaminique n'augmente pas les
performances physiques comme le ferait le dopage, mais contribue
à atteindre et maintenir le niveau optimal. Et ce
niveau ne peut sans doute pas être atteint en l’absence
d’une supplémentation antioxydante spécifique
au sportif.
Antioxydants contre douleurs sportives
= 1/0
Les joueurs de tennis ou de golf ont tous souffert
un jour au l’autre de tennis-elbow, les jogger ont
tous des raisons d’en vouloir à leurs chevilles
fragiles, les cyclistes se plaignent souvent de tendinite
aux genoux…
En fait, il est rare de pratiquer un sport sans souffrir
! Toutes ces douleurs ont un point commun : l’inflammation.
Or, cette indication est l’un des grands succès
de la nutrithérapie.
En
effet, les phénomènes immunologiques, les
médiateurs chimiques, les radicaux libres et toutes
autres actions mises en œuvre par le corps lors de
ce processus peuvent être contrôlés par
les antioxydants.
Ces derniers prennent avantageusement la place des médicaments
anti-inflammatoires classiques, dont l’efficacité
s’amenuise au fil de l’utilisation tout en s’accompagnant
d’effets secondaires parfois graves. La supplémentation
repose sur la combinaison d’acides gras
omega 6 + omega 3 et à des antioxydants (sélénium,
zinc, vitamines A, B6, C et E) et, parfois, à de
la kinésithérapie.
L’ensemble permet non seulement un soulagement total
mais encore la reprise rapide de l’activité
sportive. Ce type de produit s’avère remarquablement
efficace, et rapidement qui plus est. Il est recommandé
dans tous les types d’inflammation, même lorsqu’elles
ne sont pas provoquées par la pratique d’un
sport. La tendinite des écrivains ou des musiciens
est une indication de choix.
Les signes qui ne trompent pas
Les vitamines de l’effort sont celles du
groupe B, C et E. Mais pour neutraliser le troupeau de radicaux
libres qui débarque à chaque séance
de sport, une formulation beaucoup plus complète
est requise. Plus l’effort est intense, plus les besoins
sont importants.
Comme nous ne fabriquons pas la plupart de ces gardes du
corps et que nous n’augmentons pas forcément
nos apports alimentaires en période de sport, les
compléments nutritionnels s’avèrent
essentiels. Quelques formules de boissons du sportifs sont
désormais enrichies en antioxydants : il suffit de
verser la poudre dans la gourde et de consommer pendant
et après la séance – certaines boissons
sont même déjà proposées toutes
prêtes, en bouteille.
Si vous avez besoin de plusieurs heures (ou jours) pour
vous remettre d’une séance de sport ; Si vous
souffrez de douleurs, d’inflammations diverses ; Si
vous ne vous sentez pas bien et en pleine forme (hormis
la fatigue « normale ») ;
… vous êtes probablement un excellent candidat
à ce type de
produits !
| Eléments
de supplémentation : |
| • |
L’acide
alpha-lipoïque est requis chaque fois que
l’activité physique est intense.
Il augmente l’énergie en stimulant
le métabolisme de l’ATP ( = conversion
des sucres et des graisses en énergie),
facile la réparation musculaire, permet
d’augmenter la durée de l’exercice.
Il « nettoie » les autres antioxydants
oxydés puisqu’il est toujours prêt
à agir ! |
| • |
La
vitamine C s’oppose au stress physique (traumatismes
musculaires, tendineux, fatigue importante, etc.).Elle
améliore la résistance au stress
et neutralise les oxydants un peu partout dans
notre corps. |
| • |
La
vitamine E s’oppose au stress oxydatif des
sportifs : c’est un protecteur des muscles
et du sang. Elle augmente la tolérance
de l’organisme au manque d’oxygène
(intéressant notamment en cas de sport
en altitude). Elle s’oppose à l’inflammation. |
| • |
Le
co-enzyme Q10 améliore l’oxygénation
des cellules. Si l’entraînement sportif
« normal » augmente la concentration
de
nos tissus en CoQ10 (ce qui est bien), le sport
de haut niveau surutilise cet élément
: la supplémentation est indispensable. |
| • |
La
carnosine protège les protéines
des muscles. |
| • |
Le
curcuma est une plante hautement anti-inflammatoire. |
| • |
Proteochoc
Preservation (modulateur des protéines
du stress). |
| • |
Les
acides aminés branchés (leucine,
isoleucine, valine) améliorent la récupération |
|
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Extrait
du livre:
Antioxydants, Guide
Pratique
Vivre
plus longtemps et se soigner grâce aux antioxydants.
Auteur : Danièle Festy.
Disponible aux éditions Leduc
http://www.leduc-s.com
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| Anne
Dufour est journaliste santé, spécialiste
de la nutrition et de la prévention. Elle collabore
à plusieurs magazines santé. Elle est
aussi auteur de nombreux livres pratiques grand public
sur ces sujets chez divers éditeurs (Hachette,
Marabout, Leduc.S...). |
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