Pourquoi
bien petit-déjeuner ?
S’abstenir
de petit-déjeuner, c’est obliger son organisme à puiser
dans ses réserves.
Par
: Dr. Frédéric Maton
TotalForme.com
13/01/2007
Intérêts
du petit-déjeuner
L’apport énergétique du matin doit permettre de compenser
les dépenses de la matinée. S’abstenir de petit-déjeuner,
c’est obliger son organisme à puiser dans ses réserves.
Les performances sportives du matin s’en trouvent également
altérées.
L’absence de petit déjeuner conduit inévitablement
à mettre l’organisme en situation de faiblesse, dont la sensation
de faim en milieu de matinée est un des révélateurs.
Une telle attitude conduit inévitablement à avoir recours
au grignotage, dont on connaît les désordres qu’ils
induisent sur la santé.
Il a été démontré qu’un petit déjeuner
équilibré incite indirectement à rechercher un équilibre
nutritionnel au cours des autres repas de la journée. Commencer
sa journée par un petit déjeuner équilibré,
c’est en quelque sorte « équilibrer sa journée
».
Les
principales erreurs
Pas
le temps…
L’une des raisons évoquées fréquemment est
le manque de temps, pour des raisons de réveil déjà
très matinal, ou d’impératif d’horaire de transport
en commun pour se rendre à l’établissement scolaire.
Il est pourtant simple d’anticiper le réveil de quelques
minutes, ne serait ce que 10 minutes, pour prendre un petit déjeuner.
Exemple de petit déjeuner à emporter : yaourt à boire,
produit laitier céréalier, fruit ou jus d’orange en
briquette individuelle, tartines garnies de beurre confiture ou pâte
chocolatée, bouteille d’eau.
Je
n’ai pas faim…
Il s’agit là d’un effet secondaire à de mauvaises
habitudes. Ne pas prendre de petit déjeuner conditionne l’organisme
à s’en priver, d’où absence de sensation de
faim au réveil. Il suffit en général de reconditionner
l’organisme par une prise alimentaire, même minime au début,
pour que l’organisme intègre la possibilité d’un
apport énergétique le matin. Peu à peu, la faim réapparaît,
et l’organisme réorganise ses apports.
Il faut aussi éliminer les causes éventuelles qui suppriment
l’appétit du matin, à savoir un dîner trop consistant
la veille, ou des grignotages au coucher.
Que
penser des céréales ?
Les céréales constituent un bon aliment glucidique pour
le petit déjeuner. Encore faut il savoir les choisir ? Une grande
variété existe, souvent au détriment de la qualité.
La qualité nutritionnelle diminue avec l’enrichissement en
sucre rapide et en graisses (miel, céréales chocolatées…),
dont les plus mauvaises sont de loin les céréales fourrées
d’une pâte chocolatée.
Trop
gras ou trop sucré…
Phénomène de mode ou solution de facilité, les petits
déjeuners des adolescents sont devenus une cible publicitaire et
commerciale. Les traditionnels pain beurre confiture, ou pâte chocolatée
ne sont plus les favoris, au profit d’autres produits tels que les
viennoiseries (souvent chocolatées), et plus récemment les
biscuits soit disant spécifiques au petit déjeuner.
Certains de ces biscuits présentent une composition intéressante,
et ont l’avantage d’être bien conditionnés (emballage
individuel). Mais beaucoup restent trop riches en sucres simples et acides
gras. D’autre part, ces produits habituent l’enfant ou l’adolescent
à consommer un aliment transformé sucré, ce qui l’écarte
des aliments de base.
Les viennoiseries sont également devenues de consommation courante,
mais constituent un apport sucré et gras important (un pain au
chocolat ou un croissant équivaut à 6 sucres et une cuillère
à soupe d’huile de matière grasse !) Ces produits
doivent répondre à une consommation occasionnelle.
 |
Le
Dr. Frédéric Maton est Médecin
chargé Sport Santé pour l'IRBMS (Institut Régional
de Biologie et de Médecine du Sport de la Région Nord-Pas-De-Calais).
www.irbms.com
|