Actualités - Nutrition


Ski et adaptations nutritionnels

La pratique du ski alpin comme du skating entraîne une augmentation des dépenses énergétiques au dépend des réserves de glycogène, mais également des acides gras.


Par: Dr. Frédéric Maton
18/12/2006

TotalForme

 

Cette dépense peut s’avérer importante, en fonction du niveau de pratique, et de la durée de l’effort, les skieurs partant souvent pour plusieurs heures. Il faudra donc veiller
à restituer les réserves énergétiques jour après jour pour éviter leur épuisement et le « coup de pompe » du 3ème ou 4ème jour. La thermogenèse ( lorsque la température du corps est inférieure à 37°C) implique également une dépense énergétique supplémentaire. La lutte contre le froid est de l’ordre de 100 Kcal/heure. Le frisson consomme lui-même du glycogène.

Il convient d’être attentif sur l’apport vitaminique pour plusieurs raisons : d’une part, les vitamines participent étroitement à de nombreuses étapes du métabolisme énergétique (pour l’utilisation comme pour le stockage énergétique). D’autre part, certaines adaptations physiologiques concernant l’érythropoïèse ou le transport de l’oxygène nécessitent un besoin en fer et en vitamine B9 (respectivement présents dans les produits animaux, et dans les légumes céréales et fruits secs).

Ce besoin vitaminique ne justifie pas d’avoir recours à une complémentation, mais simplement maintenir une consommation de fruits et légumes frais correcte, c'est-à-dire 4 à 5 rations vitaminées par jour (fruits, jus frais, crudités).

La priorité sera d’augmenter l’hydratation, car les pertes d’eau sont nombreuses : Les pertes respiratoires sont secondaires à l’hyper ventilation, et sont accentuées par l’air desséchant présent en altitude. S’y ajoute la transpiration, les pertes d’eau liées à
l’utilisation des réserves de glycogène.

Il n’apparaît pas souhaitable de se contenter d’une quantité
importante de boisson lors des repas, dont l‘efficacité n’est que relative, puisqu’elle donne lieu à une élimination rénale physiologique, laissant l’organisme se déshydrater dans les heures qui suivent.

Il est fortement conseillé de fractionner les apports hydriques au cours de la journée, par des boissons en petite quantité à intervalle régulier. Il est recommandé de boire au minimum 1,5 litre (en dehors des repas) pour une journée de ski.

La sensation de soif est très dépendante des conditions climatiques.
La soif est d’autant plus tardive voire inexistante en cas de températures froides. Mais là encore, est il besoin de rappeler que la soif indique déjà un état de déshydratation bien avancé !

Enfin, les apport protéinés sont généralement suffisant pour satisfaire le renouvellement des cellules et la régénération musculaire.


 

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Le Dr. Frédéric Maton
est Médecin chargé Sport Santé pour l'IRBMS (Institut Régional de Biologie et de Médecine du Sport de la Région Nord-Pas-De-Calais).
www.irbms.com