| Les
sportifs doivent-ils prendre des antioxydants ?
L’effort
physique accroît les besoins en énergie. Du coup, le corps
utilise aussi plus de nutriments (vitamines, minéraux, acides gras)
puisqu’ils sont nécessaires à la transformation des
glucides et des lipides en énergie.
Par:
Anne Dufour
TotalForme.com
02/11/2005
La pratique régulière d’une activité physique
est un indéniable facteur de santé et de longévité.
Cependant, un sport épuisant ou une pratique très soutenue
mène tout droit à un déferlement de radicaux libres.
C’est logique : au cours de l’effort, le corps doit faire
face à une quantité accrue d’oxygène, voit
ici et là des phénomènes locaux d’inflammation
(ressentis par le sportif comme de petites douleurs, qui ne l’empêchent
pas de continuer !). En outre, les mouvements répétitifs
constituent des facteurs de risque majeurs pour les inflammations (tendinite,
arthrite…). etc.
Ce
stress oxydatif (augmentation de molécules oxydantes) a même
été mesuré par la technique de la résonance
paramagnétique (RPE). Plus le taux de radicaux libres était
élevé, plus celui des antioxydants sanguins suivait ! Ainsi,
les tests sanguins ont montré des élévations importantes
de vitamines A et C ainsi que d’enzymes antioxydantes (superoxyde
dismutase et glutathion peroxydase). L’organisme s’adapte
donc au stress oxydatif, ce qui peut sembler positif à première
vue, mais ses défenses s’effectuent forcément au détriment
des réserves en antioxydants !
Une
supplémentation spécifique aux sportifs apparaît donc
comme indispensable, non seulement pour améliorer ses performances
mais pour se protéger des dégâts oxydatifs. Résultat
: un meilleur fonctionnement de la « machine », une récupération
plus rapide, beaucoup moins d’incidents et d’accidents mécaniques,
etc. Le mécanisme est désormais bien connu des médecins
du sport qui supplémentent aussi bien les nageurs que les footballeurs
en compétition.
Ce
qui est sûr, c’est qu’en pratiquant régulièrement
une activité, le corps s’habitue à mobiliser ses défenses
antioxydantes et se tient « en alerte ». Par ailleurs, on
sait bien que le sport génère une diminution de la fréquence
cardiaque, une amélioration de la vascularisation des muscles,
une augmentation du taux de « bon » cholestérol contre
une chute du « mauvais », une élévation du taux
de coenzyme Q10, etc.
Les pratiquants réguliers maîtrisent également bien
mieux leur poids, subissent moins d’infarctus et, le cas échéant,
ont moins de risque d’en décéder. L’activité
physique possède également une indéniable action
anti-stress, grand voleur de vie. Tous ces paramètres sont à
l’évidence de fabuleux moyens pour baisser sa consommation
d’oxygène et donc créer moins de radicaux libres,
et ce même au repos.
L'apport
fourni par les aliments doit être régulier et suffisant.
Les vitamines B1, B2, B6, et PP, le magnésium et le calcium notamment
sont essentiels au déroulement des réactions qui fournissent
l'énergie nécessaire aux contractions des muscles.
Mais tous ces éléments interviennent aussi pour la construction
et la réparation des tissus car d’eux dépendent l'assimilation
des protéines, éléments bâtisseurs contenus
dans les muscles. Par exemple…
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La
vitamine C participe à la production d'énergie nécessaire
pour l'effort musculaire prolongé, de faible intensité.
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La
vitamine E joue un rôle lors d'un exercice physique violent
où le muscle libère, alors, des substances toxiques
(radicaux libres) qui s'accumulent dans le foie et le muscle. Elle
protège alors l’organisme d’un stress oxydatif
important, qui se traduit par une fatigue ou des courbatures par exemple.
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Bref
: la supplémentation vitaminique n'augmente pas les performances
physiques comme le ferait le dopage, mais contribue à atteindre
et maintenir le niveau optimal. Et ce niveau ne peut sans doute pas être
atteint en l’absence d’une supplémentation antioxydante
spécifique au sportif.
Antioxydants
contre douleurs sportives = 1/0
Les joueurs de tennis ou de golf ont tous souffert un jour au
l’autre de tennis-elbow, les jogger ont tous des raisons d’en
vouloir à leurs chevilles fragiles, les cyclistes se plaignent
souvent de tendinite aux genoux…
En fait, il est rare de pratiquer un sport sans souffrir ! Toutes ces
douleurs ont un point commun : l’inflammation. Or, cette indication
est l’un des grands succès de la nutrithérapie. En
effet, les phénomènes immunologiques, les médiateurs
chimiques, les radicaux libres et toutes autres actions mises en œuvre
par le corps lors de ce processus peuvent être contrôlés
par les antioxydants.
Ces derniers prennent avantageusement la place des médicaments
anti-inflammatoires classiques, dont l’efficacité s’amenuise
au fil de l’utilisation tout en s’accompagnant d’effets
secondaires parfois graves. La supplémentation repose sur la combinaison
d’acides gras omega 6 + omega 3 et à des antioxydants (sélénium,
zinc, vitamines A, B6, C et E) et, parfois, à de la kinésithérapie.
L’ensemble permet non seulement un soulagement total mais encore
la reprise rapide de l’activité sportive. Ce type de produit
s’avère remarquablement efficace, et rapidement qui plus
est. Il est recommandé dans tous les types d’inflammation,
même lorsqu’elles ne sont pas provoquées par la pratique
d’un sport. La tendinite des écrivains ou des musiciens est
une indication de choix.
Les
signes qui ne trompent pas
Les vitamines de l’effort sont celles du groupe B, C et
E. Mais pour neutraliser le troupeau de radicaux libres qui débarque
à chaque séance de sport, une formulation beaucoup plus
complète est requise. Plus l’effort est intense, plus les
besoins sont importants.
Comme nous ne fabriquons pas la plupart de ces gardes du corps et que
nous n’augmentons pas forcément nos apports alimentaires
en période de sport, les compléments nutritionnels s’avèrent
essentiels. Quelques formules de boissons du sportifs sont désormais
enrichies en antioxydants : il suffit de verser la poudre dans la gourde
et de consommer pendant et après la séance – certaines
boissons sont même déjà proposées toutes prêtes,
en bouteille.
Si vous avez besoin de plusieurs heures (ou jours) pour vous remettre
d’une séance de sport ;
Si vous souffrez de douleurs, d’inflammations diverses ;
Si vous ne vous sentez pas bien et en pleine forme (hormis la fatigue
« normale ») ;
… vous êtes probablement un excellent candidat à ce
type de produits !
Eléments
de supplémentation :
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L’acide
alpha-lipoïque est requis chaque fois que l’activité
physique est intense. Il augmente l’énergie
en stimulant le métabolisme de l’ATP
( = conversion des sucres et des graisses en énergie),
facile la réparation musculaire, permet d’augmenter
la durée de l’exercice. Il « nettoie
» les
autres antioxydants oxydés puisqu’il est
toujours prêt à agir ! |
| • |
La
vitamine C s’oppose au stress physique (traumatismes
musculaires, tendineux, fatigue importante, etc.).Elle
améliore la résistance au stress et neutralise
les oxydants un peu partout dans notre corps. |
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La
vitamine E s’oppose au stress oxydatif des sportifs
: c’est un protecteur des muscles et du sang. Elle
augmente la tolérance de l’organisme au manque
d’oxygène (intéressant notamment en
cas de sport en altitude). Elle s’oppose à
l’inflammation. |
| • |
Le
co-enzyme Q10 améliore l’oxygénation
des cellules. Si l’entraînement sportif «
normal » augmente la concentration de nos tissus
en CoQ10 (ce qui est bien), le sport de haut niveau surutilise
cet élément : la supplémentation
est indispensable. |
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La
carnosine protège les protéines des muscles. |
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Le
curcuma est une plante hautement anti-inflammatoire. |
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Proteochoc
Preservation (modulateur des protéines du stress). |
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Les
acides aminés branchés (leucine, isoleucine,
valine) améliorent la récupération |
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Extrait
du livre:
Antioxydants, Guide Pratique
Vivre plus longtemps et se soigner grâce aux antioxydants.
Auteur : Danièle Festy.
Disponible aux éditions Leduc
http://www.leduc-s.com
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| Anne
Dufour est journaliste santé, spécialiste
de la nutrition et de la prévention. Elle collabore à
plusieurs magazines santé. Elle est aussi auteur de nombreux
livres pratiques grand public sur ces sujets chez divers éditeurs
(Hachette, Marabout, Leduc.S...). |
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