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ski de fond, snow et sports de neige
Comment
bien manger pour être droit dans ses skis… ?
Par: Anne
Dufour
12/12/2005
TotalForme
«
La montagne, ça vous gagne »… Certes, mais le milieu
requiert quelques précautions liées au froid, à l’altitude,
à la sécheresse. Les pertes en calories et en eau sont très
importantes. Ce n’est pas le moment de se lancer dans un régime
! Comment bien manger pour être droit dans ses skis…
AVANT
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Mangez
suffisamment, en incluant des quantités confortables de glucides
complexes (pâtes, riz, crêpes…) à vos repas.
Les végétaux et l’eau ne seront pas rationnés
non plus ! Il faut même en consommer plus que d’habitude,
en salant légèrement plus les plats afin de mieux conserver
cette eau.
L’énergie qu’il va falloir déployer sur
les pistes sera tirée des réserves en glycogène
(sucre dans le muscle), constituées dans les 78 h précédant
l’effort. |
JUSTE
AVANT
| • |
Un
petit déjeuner équilibré est impératif
(voir « 5 idées fausses »). Il doit comporter une
source de protéines (jambon ou œuf), des céréales
complètes (pain ou muesli + lait), un fruit frais (pas un jus
!). Méfiez-vous du thé et surtout du café, tous
deux diurétiques. Il n’est évidemment pas question
de sauter ce repas. Au contraire, il doit être plutôt
copieux, d’autant que vous ne savez pas trop quand vous déjeunerez.
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| • |
La
vitamine C permet de mieux lutter contre le froid. Croquez 1 comprimé
d’acérola avant le départ ! |
PENDANT
| • |
Loisir
= il faut absolument boire de l’eau régulièrement.
Une petite bouteille dans le sac à dos svp ! Et dans votre
poche, des fruits secs (raisins, abricots, amandes…). |
| • |
Compétition
= Prévoyez de boire environ 500 ml de boisson énergétique
par heure, même si vous n’avez pas soif (ce qui sera probablement
le cas). Soit quelques gorgées tous les ¼ d’heure.
Consommez 1 gel ou 2 barres énergétiques par heure (en
plus de la boisson), l’idéal étant la pâte
d’amandes, riche en bons gras. Attention aux gels à base
de miel, qui gèlent à basse température. |
JUSTE
APRES
| • |
Buvez
abondamment afin d’éliminer les déchets musculaires
accumulés. |
| • |
Si
vous avez fourni beaucoup d’efforts = Mangez des barres énergétiques
riches en sucres (pâte d’amande, céréales
au chocolat…). Les boissons énergétiques réparatrices
sont conseillées si vous devez fournir un nouvel effort demain
: vous serez moins fatigué, vos muscles seront moins, voire
pas, douloureux. |
DINER
Le repas du soir doit comporter toutes les catégories d’aliments,
mais particulièrement des végétaux.
| 4
idées fausses |
| • |
Comme
il fait froid, il faut manger plus gras.
Le froid ne justifie pas d’apport de graisse supplémentaire,
car vous allez vite vous réchauffer ! Il faut limiter
les aliments générateur de toxines, tels que la
viande rouge, la charcuterie ou les sucreries. Mais viande,
poisson ou œufs restent obligatoires à chaque repas
! |
| • |
La
fondue ou la raclette, c’est l’idéal.
Pas vraiment ! Hyper gras et pas très doux pour les muscles,
le fromage… Même remarque pour la charcuterie et
le « blanc ». Réservez la soirée «
régionale » à votre dernier dîner…
ou en tout cas n’abusez pas ! |
| • |
Pas
besoin de boire tellement il fait froid.
Grave erreur. D’abord on transpire beaucoup, même
si les nouveaux vêtements techniques laissent s’évaporer
la sueur. En plus, en altitude, l’oxygène est plus
rare, on s’essouffle plus vite, le cœur s’accélère
et on respire plus « saccadé » un air particulièrement
sec (en montagne, le degré d’hygrométrie
diminue) ; tout cela augmente notablement les risques de déshydratation.
Enfin, on sollicite beaucoup ses muscles et articulations, qui
ont besoin de « baigner » dans l’eau en permanence.
Pas assez d’eau ? Crampes, courbatures, claquages, entorses
et tendinites presque garanties. Prévoyez 2 litres de
boisson/jour (tout inclus), voire 3 en cas d’effort soutenu. |
| • |
Le
vin chaud, ça réchauffe !
Oui, sur le moment, car il dilate les petits vaisseaux sous
la peau. Mais après, coup de froid « rebond »
car toute la chaleur du corps s’est évaporée.
En plus, l’alcool peut provoquer des troubles de la glycémie,
donc un accident sur les pistes. Alors une verre ça va,
mais deux… bonjour les dégâts. Préférez
le citron chaud ! |
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Anne
Dufour est journaliste santé, spécialiste de la
nutrition et de la prévention. Elle collabore à plusieurs
magazines santé. Elle est aussi auteur de nombreux livres pratiques
grand public sur ces sujets chez divers éditeurs (Hachette, Marabout,
Leduc.S...).
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